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Le Projet

SKINNY GIRL est un solo chorégraphique, inspiré de l’expérience de l’anorexie mentale vécue par son interprète, Maeva Lassere. Pensée comme une auto-fiction, la pièce s’empare d’un récit intime pour en faire un objet scénique à la portée universelle. À travers le mouvement, la parole, l’image, SKINNY GIRL porte la mémoire d’un corps traversé par l’exigence, la douleur mais aussi la résilience.

En retraçant les mécanismes visibles et invisibles des troubles du comportement alimentaire, la pièce questionne les injonctions qui pèsent sur les corps féminins et le corps dansant : qu’attend-on du corps de la danseuse ? Quelles formes de violence esthétique y sont tolérées, voire célébrées ?

En faisant de l’expérience individuelle un prisme de lecture collective, SKINNY GIRL ouvre un espace de réflexion où l’intime rencontre le politique, invitant chacun·e à questionner les injonctions qui façonnent notre rapport au corps, à l’image et à la performance.

SKINNY GIRL
SKINNY GIRL

Note d'intention

Le corps se donne à lire comme une archive viante.

SKINNY GIRL est un solo chorégraphique et performatif qui explore les troubles du comportement alimentaire, les injonctions faites au corps féminin et les mécanismes de contrôle qui traversent nos sociétés. À travers une écriture fondée sur l’improvisation structurée, la pièce retrace une traversée sensible d’états corporels et émotionnels, entre contrainte, épuisement, transformation et réappropriation.

Nourrie de témoignages, d’archives personnelles et de références à la culture numérique contemporaine (SkinnyTok, « What I Eat in a Day », ASMR, mukbangs), l’œuvre interroge notre rapport au corps, à l’image et à la performance. Des figures mentales émergent au plateau, incarnant les voix intérieures qui accompagnent l’expérience de la maladie.

Entre l’intime et le politique, SKINNY GIRL ne cherche pas à raconter une souffrance mais à la transformer en geste artistique. La pièce célèbre également la puissance du corps vivant, le plaisir du mouvement et la joie profonde de danser, affirmant la possibilité de se réapproprier son propre récit au-delà des injonctions sociales.

Extraits

Extraits

J'adore m'asseoir dans mon lit avec mon café et scroller des vidéos de healthy girl, fit girl, skinny girl, work out girl, veggie girl, vegan girl.

Je mets à jour mes notes sur : où manger, quoi manger, ce qui est le mieux à manger, ce qu'il ne faut pas manger, ce qu'il faut manger, ce qu'il ne faut surtout pas manger.

Je souffre physiquement et pourtant j'aime ça. En même temps j'ai grandi avec le plaisir de la souffrance. Pour faire de la danse, il faut aimer souffrir : je le fais depuis que j'ai 5 ans.

Vu l'état de mon corps, on peut se demander comment je tiens debout. Mais malgré cela, j'arrive à danser sans problème : la force du mental.

En général, quand j'ai fini de scroller, c'est le moment où le laxatif a fait effet. Je file aux toilettes, je me purge et je prends ma douche.

Teaser & Photos

SKINNY GIRL · Photos © Carla Lubrano Di Sbaraglione

Avec le soutien de

Micadanses Paris